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News letter n° 3 mars 2010

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INTERNATIONAL

Lancement officiel de l'espace européen de l'enseignement supérieur

Réunis à Vienne et Budapest les 11 et 12 mars 2010 pour fêter les dix ans du processus de Bologne, les ministres de l'enseignement supérieur (la France étant représentée par le Dgesip, Patrick Hetzel) ont lancé l'EEES (Espace européen de l'enseignement supérieur), conformément à la déclaration de Bologne de 1999. Les pays signataires du processus s'engagent au respect des objectifs fixés lors de la conférence de Louvain en 2009, à savoir : faciliter la mobilité des enseignants et étudiants, améliorer l'enseignement centré autour de l'étudiant, renforcer l'employabilité des diplômés et offrir un enseignement de qualité pour tous.

Les ministres ont également :

  - rappelé que l'enseignement supérieur était une responsabilité publique, s'engageant dans ces temps économiques difficiles à faire en sorte que les universités disposent de ressources nécessaires ;

  - réaffirmé les principes de liberté académique et d'autonomie des universités comme fondements de l'EEES ;

  - souligné le rôle joué par les établissements d'enseignement supérieur dans le renforcement de la cohésion sociale.

Depuis 1999, 47 États ont adhéré à la vision défendue par la déclaration de Bologne et ont accompli des progrès significatifs pour mettre en œuvre les réformes induites par ce processus. Le processus a notamment permis d’accroître la visibilité des établissements européens à l'international.

Pour consulter la déclaration conjointe des ministres est consultable (en anglais), cliquer ici

 

Evolutions de la mobilité étudiante

L’institut national de la recherche pédagogique vient de publier un rapport sur ce sujet.

Bien que la mobilité soit une tradition académique déjà ancienne, sa nature a profondément changé depuis une vingtaine d'années. On est passé d'une mobilité largement dépendante des relations géopolitiques et culturelles entre les pays, motivée par la création d'élites internationales, à une mobilité perçue comme un levier de développement économique par les gouvernements et comme un avantage concurrentiel par les établissements. La capacité à attirer les étudiants étrangers s'inscrit ainsi non seulement dans des logiques économiques, mais devient également un facteur de rayonnement culturel et scientifique.

Le changement de perspective de la mobilité étudiante s'est concrétisé d'une part par le déploiement de nouvelles stratégies, tant au niveau des pays et des régions qu'à celui des établissements, et d'autre part par l'émergence de nouveaux discours sur les bienfaits individuels de la mobilité pour les étudiants. Dans ce paysage, l'Europe occupe une position singulière en ce qu'elle représente l'espace régional le plus avancé dans la formalisation de dispositifs en faveur d'une mobilité intra-régionale. Cet espace se construit progressivement, à la fois sur les initiatives de l'Union européenne et sur les lignes d'action développées dans le cadre du processus de Bologne.

Selon l'INRP, les 20 ans d'Erasmus en 2007 ont permis d'opérer un nouveau tournant vers des formes de mobilité plus diversifiées. Alors que la mobilité en Europe ne touche guère plus de 1 % de la population étudiante dans son ensemble, une diversification de la mobilité et un élargissement de ses publics cibles apparaissent en effet de plus en plus nécessaires.

Les dix ans du processus de Bologne en 2009 ont également permis de dresser un bilan des progrès réalisés en vue de la construction d'un espace européen de l'enseignement supérieur (EEES), en particulier sur la généralisation de la structure en trois cycles LMD (licence-master-doctorat). Le rapport cite également l'objectif de 20 % de diplômés devant bénéficier d'une période d'étude ou de formation à l'étranger d'ici à 2020.

  - Comment articuler les lignes d'actions de l'Union européenne et celles des signataires de Bologne ?

  - Comment promouvoir la coopération académique en évitant l'écueil d'une politique de compensation des financements publics par des droits de scolarité élevés ?

  - Quelles populations étudiantes faut-il cibler en priorité, alors que la mobilité encadrée par des programmes d'échanges tels qu'Erasmus reste marginale par rapport à une mobilité dite spontanée, relevant de la seule initiative de l'étudiant ?

  - Quels dispositifs d'accompagnement et de suivi convient-il de mettre en œuvre pour les étudiants en mobilité d'études (sans enjeu de diplôme) et pour ceux dont la mobilité vise l'obtention d'un diplôme étranger ? 

Autant de questions soulevées par l'INRP. Après une première partie qui permet de définir les enjeux et les formes endossées par la mobilité étudiante, le rapport analyse les flux entrants et sortants dans le but de mieux cerner le paysage migratoire mondial. Dans un troisième temps, l'étude se concentre sur les politiques de la mobilité dans l'espace régional européen et donne les points de vue des étudiants.

Pour consulter le rapport sur le site de l’INRP, cliquer ici

 

95 % des universités européennes déclarent avoir mis en place un système d'enseignement en trois cycles

95 % des universités européennes déclarent avoir mis en place le système en trois cycles (contre 82 % en 2007 et 53 % en 2003), constate l'Européan University Association dans son rapport annuel, en s’appuyant sur les réponses de 821 universités, 27 conférences de présidents d'université ainsi que sur des visites sur sites effectuées dans 16 pays.

Si la structure LMD semble s'être généralisée dans la quasi totalité des universités interrogées (seules les universités hongroises, lituaniennes et estoniennes sont en deçà des 70 % d'implantation du LMD), la mise en œuvre de la structure licence-master pour les professions réglementées telles que médecine, droit, odontologie, s'est en revanche révélée plus difficile. Les chiffres varient à ce sujet grandement entre les différentes professions. En outre, l'EUA souligne que dans quelques cas, la mise en place des trois cycles s'est traduite plus par une compression de la licence et non par une véritable redéfinition des cursus.

Toutefois, un grand nombre de mesures prises modifient l'enseignement et l'apprentissage. 77 % des universités ont ainsi revu leur curriculum dans toutes les composantes depuis le début du processus (contre 55 % en 2007). Les modifications des cursus se constatent aux trois niveaux, L, M et D. Au niveau L, l'accent a été mis sur l'élargissement de l'accès aux études et un mode d'enseignement centré sur l'apprenant. Des parcours plus flexibles d'apprentissage sont également observés, ainsi que des dispositifs de soutien pour les étudiants. Le master est quant à lui conçu désormais comme une qualification nouvelle et à part entière. L'EUA décrit ce diplôme comme « flexible » et ajoute que sa définition varie beaucoup selon les différents contextes nationaux. Enfin, s'agissant du doctorat, la dernière décennie a été caractérisée par l'émergence de plus en plus d'écoles doctorales et par une plus grande attention accordée à la surveillance et la formation des doctorants.

Le rapport analyse également le point de vue des universités sur la réalisation du processus : 58 % des universités se déclarent très positives concernant la réalisation de l'EEES, tandis que 38 % disent connaître des « résultats mitigés ». Seules 0,1 % des universités en ont une opinion négative. Le sentiment est plus positif en Norvège, en Finlande ou en Irlande (70 - 85 % des universités de ces régions se déclarent positives), qu'en France, Allemagne ou Grande-Bretagne (entre 0 et 50 % d'opinions positives). L'Espagne et l'Italie se situent dans la moyenne (entre 50 et 70 % d'opinions positives).

Concernant la mobilité des étudiants, malgré les efforts fournis pour la promouvoir, il existe peu de données fiables sur les flux de mobilité et sur leur progrès depuis le processus de Bologne, constate l'EUA.

Le rapport se termine sur une liste de défis que les établissements auront à relever durant la prochaine décennie. Il faudra ainsi améliorer la communication autour des réformes, de façon à ce que toutes les parties prenantes (étudiants, personnels académiques, employeurs et la société dans son ensemble) comprennent les objectifs et les avantages du processus de Bologne, insiste l'EUA. L'association se prononce également pour que le processus de Bologne soit centré « sur une vision globale de l'enseignement plutôt que d'en privilégier les aspects techniques ».

 

Etudiants étrangers en France : augmentation à la rentrée 2008-2009 après deux ans de baisse

Selon une étude de la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP), l'enseignement supérieur français accueillait, à la rentrée 2008-2009, 266 400 étudiants étrangers, un chiffre qui n'a jamais été atteint par le passé et qui est en hausse de 2,3 % par rapport à 2007-2008. Cette augmentation fait suite à deux années de recul. Au total, ces étudiants étrangers représentent 11,9 % du total des étudiants en France, soit 4,8 points de plus qu'il y a dix ans (7,1 % en 1998). Une dynamique encore plus significative quand on la compare à celle des étudiants français : la Depp note ainsi que si l'évolution du nombre d'étudiants étrangers est très importante depuis dix ans (+75,3 %), celle des Français est quasiment stable (-0,5 %).

Ce sont les grands établissements qui accueillent le plus d'étudiants étrangers, avec un taux de 24,1 % (cette catégorie comptait en 2008 dix établissements, comme l'IEP de Paris, Paris-Dauphine, l'EPHE, l'EHESS ou encore l'école des Chartes). Viennent ensuite les universités de technologie (22,4 %), les instituts nationaux polytechniques (19,5 %), les universités hors IUT (19,5 %) et les écoles d'architecture (15,4 %). Et 10,8 % des étudiants étrangers sont inscrits dans un établissement du secteur privé (contre 17,5 % des étudiants français). La prépondérance du public chez les étrangers est due à une attractivité des universités plus importante auprès des étrangers que des Français selon l’analyse la Depp.

Si l'on observe la provenance des étudiants étrangers en fonction des aires géographiques, c'est l'Afrique qui arrive en tête, avec 44,1 % du total des étrangers (le Maghreb comptant pour un quart), devant l'Asie (23,9 %) et l'Europe (22,6 %). Le continent américain ferme la marche (8,2 %) avec l'Océanie, peu présente. En termes de nationalités, ce sont les étudiants marocains qui sont les plus nombreux (30 300, soit 11,5 % du total) mais ils sont en baisse de 5,7 % par rapport à 2006. Viennent ensuite les Chinois (27 100 étudiants, soit 10,3 % du total) et les Algériens (20 800 étudiants, 7,9 %), en baisse de 7 %. Depuis 2006, la dynamique est en faveur des étudiants chinois (+20,8 %) et des étudiants d'Amérique du Sud (+20,6 %). Plus loin viennent les Américains du Nord (+12 %), les Viêt-namiens (+10 %), les Italiens (+9,7 %) et les Tunisiens (+7,9 %).

La Depp étudie aussi le type d'établissement choisi en fonction de la nationalité. Les Marocains sont ainsi, en proportion, plus nombreux que les autres dans les filières sélectives (12,2 % dans les écoles d'ingénieurs, contre 5,1 % en moyenne) et délaissent davantage l'université, de même que les Chinois. Les étudiants originaires d'Europe ou d'Amérique sont eux davantage représentés dans les grands établissements (4,5 % et 4,6 %, contre 2,8 % en moyenne), les Américains du Nord ayant une préférence pour les études en école de commerce, de gestion ou de comptabilité.

Les académies de Rennes, Lille, Caen et Nantes sont celles qui accueillent le moins d'étudiants étrangers (entre 7,5 et 8,2 % chacune). En revanche, quatre académies sont particulièrement attractives : Paris (18,1 %), Créteil (17,9 %), Strasbourg (15,6 %) et Nice (14,8 %). Les auteurs de l'étude remarquent une corrélation entre la part de la population étrangère dans l'académie et la part d'étudiants étrangers. De plus, ils notent que les étudiants étrangers sont fortement concentrés : 36,7 % d'entre eux étudient en Île-de-France (dont 20,4 % à Paris), contre 25 % des Français.

En termes de disciplines au sein des universités, ce sont les filières sciences-Staps et économie-AES qui se sont montrées les plus dynamiques dans l'attraction d'étudiants étrangers depuis l'an 2000 (respectivement passées de 7,8 à 18,1 % et de 14,4 à 25,4 % d'étrangers). Deux filières qui attirent notamment beaucoup d'Africains, ainsi que les Asiatiques (31,1 % d'entre eux sont inscrits en sciences-Staps) et les Européens hors Union (40,9 % en sciences-Staps). Les Américains, eux, étudient majoritairement les lettres, langues et sciences humaines (pour 54,7 % d'entre eux).

La hausse du nombre d'étudiants étrangers à l'université provient essentiellement des étudiants qui viennent en France pour un master ou un doctorat. En effet, le cursus licence ne compte que 10,8 % d'étrangers (chiffre stable par rapport à 2004), contre 20,4 % en master (+2,7 points depuis 2004) et 39,9 % en doctorat (+6,7 points). Après analyse de leurs diplômes au moment où ils s'inscrivent à l'université, la Depp estime ainsi que l'augmentation du nombre d'étudiants étrangers à l'université résulte principalement de l'arrivée d'étudiants venus spécifiquement en France pour y suivre des études supérieures, par opposition à des étudiants étrangers ayant effectué leur scolarité en France.

 

Grandes écoles : cap sur l'étranger

La Conférence des grandes écoles souhaite que l'ensemble de l'enseignement supérieur français - grandes écoles et universités - attire, dans les dix ans qui viennent, trois fois plus d'étudiants étrangers d'origine extra-communautaire. Leur nombre passerait ainsi de 250.000 à 750.000. Ils représenteraient alors, si la démographie étudiante française n'évolue pas d'ici là, 30% des inscrits.

La CGE préconise également que les établissements puissent fixer librement les frais de scolarité pour ces étudiants. Selon ses calculs, 80% d'entre eux pourraient acquitter l'intégralité des frais réels liés à leur formation, soit 12.000 euros annuels. Ils rapporteraient 4,8 milliards d'euros par an, ce qui constituerait une augmentation de 40% du budget de l'enseignement supérieur français.

Outre la liberté de fixer librement les frais de scolarité des étudiants étrangers, la Conférence réclame également l'assouplissement de la loi Toubon, qui limite la possibilité de dispenser des cours en langue étrangère. En effet, grandes écoles et universités devront augmenter la proportion du nombre de cours donnés en anglais si elles veulent attirer davantage d'étrangers.

Le nombre d'étudiants dans le monde va passer de 100 millions en 2000 à 200 millions d'ici à 2015, dont 70 millions seront issus d'Asie (55 millions de Chine et d'Inde).

 

 

ETABLISSEMENTS

Première promotion en septembre 2010 de la « grande école des bacs pros » au sein du Cnam

La première antenne de l'école nationale d'ingénierie et de management pour les bacheliers professionnels, qui a pris le nom de l'inventeur et mécanicien français Jacques Vaucanson, ouvrira ses portes en septembre 2010 dans les locaux du CFA du Cnam, à La Plaine-Saint-Denis (93). Cette première promotion devrait compter une quarantaine d'élèves. A la rentrée 2011, trois autres antennes doivent ouvrir au sein de grandes écoles d'ingénieurs et de management partenaires du projet et organisées en binômes : à Nantes, avec Audencia et l'École centrale, à Troyes avec l'UTT et l'ESC Troyes, et en région Rhône-Alpes, avec l'Insa de Lyon et un second partenaire à venir. Le Cnam, chargé par les pouvoirs publics de coordonner ce projet, a créé en décembre 2009 en son sein une structure dédiée, l'Institut Vaucanson, aboutissement du projet de « grande école des métiers ».

Chaque école ou université partenaire du projet, actuelle ou à venir, sera reliée à l'Institut Vaucanson à travers une convention qui la reconnaîtra comme site de formation de l'école, respectant les mêmes principes pédagogiques et la même organisation du cursus. Des contacts existent d’ores et déjà avec des écoles ayant manifesté leur intérêt pour le projet, comme Arts et Métiers ParisTech, l'ESCP Europe, l'École centrale de Paris, Euromed Management, l'EM Lyon ou encore l'Insa de Rouen.

Les diplômes seront co-délivrés par l'ensemble des structures qui constituent l’école au terme d’un cursus de cinq ans, intégralement réalisé en apprentissage. Les trois premières années déboucheront sur la délivrance d'un diplôme d'établissement de grade licence, en « ingénierie et management ». La troisième année comprendra un séjour à l'étranger à visée linguistique et culturelle. Ensuite, les étudiants choisiront une spécialisation métier et obtiendront un diplôme d'établissement de grade master, soit en ingénierie, soit en management.

Les alternances se feront sur un temps long, par exemple 1,5 mois d'études puis 2,5 mois en entreprise. Les cours seront assurés par les enseignants-chercheurs des écoles partenaires, le corps professoral du Cnam, et des professeurs de lycées professionnels mis à disposition par l'Éducation nationale pour l'encadrement de base durant les années de licence.

Le recrutement des élèves titulaires d'un bac professionnel sera basé sur le dossier scolaire, qui comportera notamment une lettre de recommandation par les professeurs de lycée. La détermination à s'engager dans un cursus exigeant et l'enthousiasme pour continuer à apprendre prévaudront sur résultats scolaires.

 

VetAgro Sup : présentation d’une nouvelle structure

VetAgro Sup est né le 1er janvier 2010 du rapprochement de l'ENVL (École nationale vétérinaire de Lyon) et de l'Enita (École nationale d'ingénieurs des travaux agricoles) de Clermont-Ferrand. Ce nouvel établissement d'enseignement supérieur et de recherche accueille 1 200 étudiants, 120 enseignants-chercheurs et 300 personnels techniques et administratifs. Il est membre des deux PRES Université de Lyon et Clermont Université. L’établissement a gardé deux cursus bien identifiés, docteur vétérinaire et ingénieur agronome. La réunion des deux établissements sur la fin de cursus apporte une valeur ajoutée avec notamment des masters communs, tel celui en  « nutrition et sciences des aliments ».

 

 

VIE ETUDIANTE

Logement étudiant : l’exemple du PRES de Toulouse

Le PRES Université de Toulouse a décidé de se doter d'un schéma directeur du logement étudiant pour l'agglomération toulousaine élaboré à partir d'une étude élaborée dans le cadre de l'opération campus. Ce schéma directeur du logement étudiant détaille quatre axes stratégiques visant à pallier les dysfonctionnements observés ou d'orienter une politique future volontariste.

1/ Offre de logements : Le PRES de Toulouse devrait ainsi signer, en avril 2010, un accord avec la Fnaim (Fédération nationale de l'immobilier) Haute-Garonne qui regroupe 250 agences immobilières pour mettre en place, en mai 2010, un portail de réservations de logements correspondant à des tarifs étudiants avec garantie de confort et d'espace. Ce portail devrait permettre de réserver en ligne un logement en résidence et de visualiser une cartographie de ces résidences sur Toulouse. Avant la fin de l'année universitaire, le PRES créera un guichet unique d'accueil à destination des étudiants pour les inscriptions et le logement, notamment à destination des étudiants étrangers.

2/ Action sociale : A partir de septembre 2010, la région Midi-Pyrénées, le PRES et le Crous mettront en œuvre un dispositif de caution solidaire. La région se portera caution, sur dix mois et pour des loyers à hauteur de 500 euros mensuels maximum, pour des étudiants ne pouvant présenter une caution pour la location d'un logement. Le PRES et le Crous assureront le contact avec les étudiants bénéficiaires et les bailleurs. Ce dispositif viendra compléter le Pass-log mis en place depuis septembre 2009 par la ville de Toulouse, à savoir une avance correspondant au premier mois de loyer, sous forme d'un prêt à taux zéro et plafonnée à 400 euros. Le Pass-log s'adresse aux étudiants boursiers ou étrangers à faibles ressources, âgés de 18 à 25 ans, qui prennent un logement dans le parc privé à Toulouse pour une durée de bail maximum de 3 ans.

3/ Création d’une cité internationale de l'étudiant : Une cité internationale de l'étudiant est aussi programmée dans le cadre de l'opération campus. Cette résidence innovante doit s'inscrire dans un modèle para-hôtelier et/ou de colocation. Le programme est prévu pour la fin 2013 et sera géré par l'Université de Toulouse.

4/ Rénovation des logements existants : L'étude préconise une réhabilitation complète des logements du parc social universitaire pour améliorer sa qualité et son attractivité. Actuellement, 47 % du parc social universitaire est vétuste et seul 53 % du parc sera réhabilité en fin de CPER (contrat de plan État-région) 2007-2013.

Pour mener à bien ces projets, le site toulousain bénéficie, dans le cadre du plan campus, d'une enveloppe de 350 millions d'euros et de 175 millions d'euros de crédits budgétaires pour la rénovation du campus du Mirail de l'université Toulouse-II, programmée sous forme de PPP. S'y ajoutent 2 millions d'euros dans le cadre du plan de relance pour initier les études préalables.

 

Rapport annuel de la Halde : un regard sur les grandes écoles

Le rapport annuel 2009 de la Halde a mis en évidence que 53 % des discriminations signalées par un étudiant auprès des services de scolarité des grandes écoles se sont produites pendant la recherche d’un stage ; l'origine est le critère le plus cité (65 % des cas), suivi de celui du sexe (12 % de signalements). La Halde a mené une enquête intitulée « Égalité des chances et grandes écoles », menée par ses services auprès des grandes écoles entre janvier et juin 2009, et dont les résultats détaillés feront l'objet d'une publication très prochainement. Le rapport annuel relève aussi le peu d'actions menées en faveur du handicap dans les grandes écoles, ainsi que l'incapacité, pour beaucoup d'écoles, de signaler le nombre exact d'étudiants boursiers sur critères sociaux au sein de leur établissement.

En revanche, la Halde souligne que dans leur grande majorité, les grandes écoles se mobilisent dans l'accès aux études supérieures, signalant de nombreux partenariats et initiatives créés entre les lycées situés dans des zones prioritaires ou sensibles et des établissements d'enseignement supérieur, en vue d'accompagner des jeunes à fort potentiel vers la poursuite d'études longues et d'accès aux filières d'excellence. Elle relève aussi favorablement l’existence des dispositifs d'aides exceptionnelles, notamment par le biais de l'exonération des frais d'inscription pour les boursiers sur critères sociaux.

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